Loin de tes belles lèvres sensuelles et juteuses,
Loin de ton visage, rayonnant et étoilé,
Loin de ta bouche, ensorcelante et généreuse ;
Loin de ton corps, à la forme d'une déesse,
Devant laquelle, je me prosterne avec aisance,
Loin de tes yeux embués, comme ceux d'une princesse,
Dont les reflets brillent avec autant d'incandescence ;
Loin de la forme fatale de tes deux seins sensuels,
Qui font couler à la bouche autant de salive,
Loin de la tendre couleur éternelle,
De ta peau douce comme celle d'une olive ;
Loin de tes faits et de tes gestes, de tous les jours,
Qui restent un merveilleux spectacle,
Loin de ton cœur, loin de toi mon amour,
Tout se dresse devant moi comme un obstacle !

